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Monarchie et identité nationale

avril 22, 2011

J-7


Le « mariage du siècle » entre le Prince de Galles et sa chère et tendre Kate offre l’occasion aux monarchistes français de rappeler le lien entre une figure pérenne, stable du pays (certes incarnée par la royauté) et le concept d’identité nationale. En effet, ce lien permet à juste titre de transcender les aléas de l’Histoire, les aléas d’un pays dirigé par un gouvernement en rotation quinquennale comme en France :

« Ce mariage est le symbole de la continuité de l’histoire d’un pays. «La logique du temps long», selon les termes d’Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française. «Le symbole de la pérennité de l’histoire d’un pays, au-delà des institutions», juge Marc Van de Sande, du Groupe de liaison royaliste. «Le peuple de Grande-Bretagne ne peut pas craindre pour son identité tant que celle-ci est incarnée», résume Yves-Marie Adeline, ancien président de l’Alliance royale. » Lire l’article du Figaro

Vers une augmentation des frais d’inscription en Angleterre ?

octobre 12, 2010

Un rapport officiel rendu public aujourd’hui à Londres recommande le déplafonnement des frais d’inscription à l’université en Angleterre (…).

Actuellement, les frais d’inscription pour les étudiants britanniques et européens ne peuvent pas dépasser 3.290 livres (3.800 euros, 5.200 dollars) par étudiant et par an. Le rapport propose de faire sauter ce plafond, chaque université fixant le montant de ses frais d’inscription. L’objectif affiché est de rendre les universités anglaises plus compétitives. (…)

Pour le syndicat national des étudiants, les plus pauvres « ne pourront plus se permettre d’aller dans des universités qui pratiquent des prix exorbitants ».

Lire l’article

Source AFP

septembre 30, 2010

Grande-Bretagne : 170 000 bacheliers sans fac à la rentrée

Par Elisabeth Blanchet | Photographe | 30/09/2010 | 14H11

Rentrée universitaire 2010 à UCL (University College London) (Elisabeth Blanchet)

Cette semaine, les étudiants britanniques reprennent le chemin des amphis. Et la rentrée, tout comme l’avenir de l’enseignement supérieur, s’annoncent moroses : plus de 170 000 jeunes se retrouvent sans place à l’université pour cause de restrictions budgétaires.

Le taux de réussite au A-Level -équivalent du baccalauréat- a pulvérisé les records cette année et atteint 97,6%. Mais sur les 674 000 demandes d’inscription en premier cycle universitaire, un quart d’entre elles ne sont pas satisfaites.

Comment en est-on arrivé là, après treize années d’une politique travailliste visant à démocratiser l’accès à l’université ?

Tony Blair en 1997 : « Education, education, education »

On se souvient de Tony Blair, arrivant à la tête de l’Etat britannique en 1997, armé du slogan « Education, éducation, éducation ». Fâché par le fait que la tranche d’âge des 18-30 ans ne soit pas plus représentée dans le supérieur -ils étaient 41,5% en 1999-, il décide que 50% d’entre eux devront suivre des études universitaires d’ici 2010.

Aujourd’hui, trois mois avant la fin de l’année, seulement 43% des 18-30 ans suivent des études dans le supérieur.

Lire la suite.

Un prophète

septembre 22, 2010

Cliquez pour voir la bande-annonce

Une fois n’est pas coutume, voici un film français qui vaut le détour. Un prophète (2009), film de Jacques Audiard, dépeint le monde carcéral en France sans concession (il paraît). Encensé par la critique française et internationale, récompensé de multiples fois, le film est porté par l’interprétation époustouflante du jeune Tahar Rahim.

Pour l’avoir vu, je vous le recommande vivement. S’il n’est pas encore disponible à la DVDthèque d’Aston LSS, cela ne devrait pas tarder !

Ouvre-les yeux

septembre 22, 2010

La photoreportage ne tient malheureusement plus la place qu’elle tenait il y a encore quelques décennies. Un cliché de Paris Hilton va générer une quantité obscène de ventes ; une photo coup-de-poing de la guerre en Afghanistan ou de l’exode au Pakistan suite aux inondations, c ‘est moins évident. Non mais c’est vrai, ça intéresse qui ? Telle est notre société, empêtrée dans ses tendances américanoccidentalistes nombrilistes.

Une expo des photographies de Henri Bureau à voir jusqu’au 30 octobre à la galerie Les Yeux fertiles (27, rue de Seine, Paris 6e), et la sortie de son livre Bouclages, une vie de reporter permet de se remettre les yeux en face des trous en jetant un regard sur ses photos de presse des années 60-80. Passage de témoin au journal Le Monde :

« Aller à la guerre, en septembre 1966, au Vietnam, c’est un peu comme aller au cinéma, il suffit de prendre son billet. » Des formules comme celle-ci, sèches, savoureuses, sans commentaire, sans leçons à donner, il y en a des dizaines dans le livre d’Henri Bureau, Bouclages, une vie de reporter. Normal, elles lui ressemblent. (…)

Vingt-sept histoires dans le livre, trente photos dans l’exposition. Vietnam, Mai 68, de Gaulle, Pompidou, enterrement de Robert Kennedy, guerres du Kippour ou d’Iran-Irak, conflit en Irlande du Nord, Walesa en Pologne… Bureau ne fait pas de la grande histoire, oublie les dates, le contexte. C’est du récit brut. Exemple, dans la Belfast catholique « occupée » par des soldats anglais : « Je suis bluffé par le naturel de ces toutes jeunes filles qui se pavanent, provocantes, dans leurs jupes hyper courtes, hautaines et méprisantes à l’adresse des soldats grimés de noir qui se tiennent à plat ventre sur les trottoirs, en plein jour, chargeurs engagés dans les fusils mitrailleurs. »

L’histoire la plus savoureuse : Bureau convainc… Lire la suite

Film : Entre les Murs – The Class

septembre 17, 2010

Palme d’Or au Festival de Cannes, 2008

François est un jeune professeur de français dans un collège difficile. Il n’hésite pas à affronter Esmeralda, Souleymane, Khoumba et les autres dans de stimulantes joutes verbales, comme si la langue elle-même était un véritable enjeu. Mais l’apprentissage de la démocratie peut parfois comporter de vrais risques…


Une Anglaise migraineuse se réveille avec un accent français

septembre 16, 2010

LIFE – Mercredi 15 septembre 2010 à 10h02

Quand Kay Russell, une Britannique de 49 ans, s’est réveillée un matin de janvier 2010, quelque chose en elle avait changé: cette cadre commerciale à l’accent du Gloucestershire bien marqué, parlait désormais la langue de Shakespeare avec un accent français, elle qui n’a mis les pieds que deux fois en France.

Kay Russell explique au Guardian comment elle a eu l’impression de perdre une partie d’elle-même après que les médecins ont diagnostiqué un syndrome de l’accent étranger, une maladie extrêmement rare qui peut survenir après des blessures graves au cerveau.

Kay Russell confie que des amis qu’elle connaissait depuis des années ne la reconnaissaient plus au téléphone et qu’elle avait du mal à convaincre des personnes qu’elle ne connaissait pas qu’elle était anglaise. «On perd son identité et beaucoup d’autres choses. J’ai l’impression d’apparaître comme une personne différente», explique celle qui a perdu toute confiance en elle et a même dû renoncer à son travail. Pour se rendre compte du changement, BBC News propose une vidéo où Russel est interviewée, et où l’on peut également l’entendre avant son changement d’accent.

Seulement 60 cas du syndrome de l’accent étranger ont été avérés depuis 1941. Un des derniers cas en date était celui d’une autre Britannique, Sarah Colwill, qui avait perdu son accent de Plymouth et commencé à parler avec un accent chinois en avril dernier.

Le professeur Nick Miller, spécialiste de la maladie à l’université de Newcastle, décrit le syndrome ainsi:

«Beaucoup de personnes souffrant du syndrome de l’accent étranger parlent de la perte de leur ancien accent ou langage comme un deuil et comme s’ils avaient perdu une partie d’eux-mêmes. Ils disent qu’une partie de leur personnalité est morte ou perdue.»

L’AFP explique que la maladie est «en réalité un trouble du langage, et c’est la personne qui les écoute qui projette un accent sur ces changements d’élocution. […] Le syndrome correspond à des dégâts dans certaines parties du cerveau liées au langage, après une attaque cérébrale, par exemple, ou un choc à la tête.»

Le site du magazine Sciences Humaines rapporte que l’étude de ce syndrome a récemment connu une petite révolution quand «le chercheur belge Peter Mariën et son équipe ont découvert deux cas de syndrome d’accent étranger “développementaux”: ces patients semblent présenter cette pathologie depuis leur petite enfance, sans avoir jamais eu de traumatisme crânien, de séquelles postopératoires, ni de maladie psychiatrique qui pourraient expliquer la maladie».

Source : http://www.slate.fr/lien/27365/anglaise-reveille-accent-francais-syndrome

Si vous souhaitez voir une vidéo, rendez-vous sur les sites britanniques : http://www.guardian.co.uk/uk/2010/sep/14/woman-awoke-migraine-french-accent ou

http://www.bbc.co.uk/blogs/markcummings/2010/09/excuse_my_french.html

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